Commencer sur le chemin de la connaissance de soi et de l'éveil de façon simple et concrète

Publié le par lovol spirit

Que veut dire « Connais-toi toi-même ? »

Extrait de « Fragment d'un enseignement inconnu », Ouspensky, chapitre 6.

L’homme ordinaire de notre temps, même s’il s’intéresse à la philosophie ou aux sciences, ne comprend pas que le principe « Connais-toi toi-même » se réfère à la nécessité de connaître sa propre machine, la « machine humaine ».

Le principe « Connais-toi toi-même » a un contenu très riche. Il exige en premier lieu, de l’homme qui veut se connaître, qu’il comprenne ce que cela veut dire, dans quel ensemble de relations s’inscrit cette connaissance, et ce dont elle dépend nécessairement.

Quelle différence entre connaissance de soi et l'étude de soi ?

La connaissance de soi, c’est un but très haut, mais très vague et très éloigné. 

L’homme dans son état présent est fort loin de la connaissance de soi. C’est pourquoi, en toute rigueur, le but d’un homme ne peut pas être la connaissance de soi. 

Son grand but doit être l’étude de soi. 

Il lui suffira largement de comprendre qu’il doit s’étudier lui-même. 

Ce doit être le but de l’homme que de  commencer à s’étudier lui-même, à se connaître lui-même, de la manière qui convient. L’étude de soi est le travail, ou la voie, qui conduit à la connaissance de soi.

Mais pour s’étudier soi-même, il faut d’abord apprendre comment étudier, par où commencer, quels moyens employer. Un homme doit apprendre comment s’étudier lui-même, et il doit étudier les méthodes de l’étude de soi.

Quelle est la méthode fondamentale pour l'étude de soi ?

La méthode fondamentale pour l’étude de soi est l’observation de soi

Sans une observation de soi correctement conduite, un homme ne comprendra jamais les connexions et les correspondances des diverses fonctions de sa machine, il ne comprendra jamais comment ni pourquoi, en lui, “tout arrive”.

Comment définir l'observation de soi ?

Il y a deux méthodes d’observation de soi : la première est l’analyse, ou les tentatives d’analyse, c’est-à-dire les tentatives de trouver une réponse à ces questions : de quoi dépend telle chose, et pourquoi arrive-t-elle ? — et la seconde est la méthode des constatations, qui consiste à noter seulement dans sa pensée, au moment même, tout ce que l’on observe.

L’observation de soi, au commencement surtout, ne doit sous aucun prétexte devenir analyse, ou tentatives d’analyse. L’analyse n’est possible que beaucoup plus tard, lorsqu’on connaît déjà toutes les fonctions de sa machine et toutes les lois qui la gouvernent.

En essayant d’analyser tel ou tel phénomène qui l’a frappé, un homme se demande  généralement « Qu'est-ce que c’est ?  Pourquoi cela arrive-t-il ainsi et non autrement ? », etc. Et il commence à chercher une réponse à ces questions, en oubliant tout ce que pourraient lui apporter des observations ultérieures. 

De plus en plus absorbé par elles, il perd entièrement le fil de l’observation de soi, et en oublie jusqu’à l’idée. L’observation s’arrête.

Quel résultat attendre de l'observation de soi ?

Tout essai d’analyse des phénomènes isolés, sans une connaissance des lois générales, est une totale perte de temps. 

Avant de pouvoir analyser les phénomènes même les plus élémentaires, un homme doit accumuler assez de matériel sous forme de “constatations” c’est-à-dire comme résultat d’une observation directe et immédiate de ce qui se passe en lui. 

C’est l’élément le plus important dans le travail de l’étude de soi. 

Lorsqu’un nombre suffisant de “constatations” ont été accumulées et qu’en même temps les lois ont été étudiées et comprises jusqu’à un certain point, alors l’analyse devient possible.

Quelle est le préalable à l'observation de soi ?

Dès le tout début, l’observation ou “constatation” doit être basée sur la connaissance des principes fondamentaux de l’activité de la machine humaine. 

L’observation de soi ne peut être correctement conduite si l’on ne comprend pas ces principes, et si on ne les a pas constamment présents à l’esprit. C’est pourquoi l’observation de soi ordinaire, telle que les gens la pratiquent toute leur vie, est entièrement inutile et ne saurait mener à rien.

L’observation doit commencer par la division des fonctions. 

L’activité entière de la machine humaine est divisée en quatre groupes de fonctions nettement définis. Chacun est régi par son propre “cerveau” ou “centre”. 

En s’observant lui-même, un homme doit différencier les quatre fonctions fondamentales de sa machine : les fonctions intellectuelle, émotionnelle, motrice et instinctive

Chaque phénomène qu’un homme observe en lui-même se rapporte à l’une ou l’autre de ces fonctions. 

C’est pourquoi, avant de  commencer à observer, un homme doit comprendre en quoi diffèrent les fonctions ; ce que signifie l’activité intellectuelle,  ce  que signifient l’activité émotionnelle, l’activité motrice et l’activité instinctive.

La clé de la réussite de l'observation

Il est nécessaire de commencer par le commencement à chaque fois que l'on s'observe, c’est-à- dire de toujours s’observer soi-même comme si l’on ne se connaissait pas du tout, comme si l’on ne s’était encore jamais observé.

Que constatons-nous en premier lieu ?

Lorsqu’on commence à s’observer, on doit essayer aussitôt de déterminer à quel groupe, à quel centre appartiennent les phénomènes que l’on est en train d’observer.

Les uns trouvent difficile de comprendre la différence entre pensée et sentiment, les autres distinguent avec peine entre sentiment et sensation, ou entre pensée et impulsion motrice.

Comment définir les fonctions du « penser », du « ressentir » et du « percevoir » ?

PENSER ou activité intellectuelle

On peut dire, en gros, que la fonction du penser travaille toujours par comparaison. Les conclusions intellectuelles sont toujours le résultat de la comparaison de deux ou de plusieurs impressions.
L’ “imagination” et la “rêverie” sont des exemples du mauvais fonctionnement du centre intellectuel. L’observation de l’activité de l’imagination et de la rêverie constitue une partie très importante de l’étude de soi.

RESSENTIR ou activité émotionnelle

La sensation et l’émotion ne raisonnent pas, elles ne comparent pas, elles définissent seulement une impression donnée par son  aspect, son caractère plaisant ou déplaisant dans un sens ou dans un autre, sa couleur, son goût ou son odeur. Les fonctions du sentiment, ou émotions, sont toujours plaisantes ou déplaisantes ; les émotions indifférentes n’existent pas.

PERCEVOIR ou SENTIR ou activité instinctive-motrice

En outre, les sensations peuvent être indifférentes : ni chaud ni froid,  ni  plaisant  ni déplaisant : “papier blanc”, “crayon rouge”. Dans la sensation du blanc et du rouge, il n’y a rien de plaisant ni de déplaisant. Du moins, rien de tel n’est nécessairement lié à la sensation de l’une ou de l’autre de ces deux couleurs. Ces sensations, qui procèdent de ce que l’on nomme les “cinq sens”, et les autres, comme la sensation du chaud, du froid, etc., sont instinctives. 

D'où provient la connaissance ?

Nous devons comprendre que chaque fonction psychique normale est un moyen ou un instrument de connaissance. Avec l’aide du penser, nous voyons un aspect des choses et des événements, avec l’aide des émotions un autre aspect, avec l’aide des sensations un troisième aspect.

La connaissance la plus complète que nous puissions avoir d’un sujet donné ne peut être obtenue que si nous l’examinons simultanément à travers nos pensées, nos sentiments et nos sensations. 

Tout homme qui s’efforce d’atteindre à la véritable connaissance doit tendre vers  la possibilité d’une telle perception. 

Dans les conditions ordinaires, l’homme voit le monde à travers une vitre déformée, inégale. 

Et même s’il s’en rend compte, il n’y peut rien changer. 

Son mode de perception, quel qu’il soit, dépend du travail de son organisme total. Toutes les fonctions sont interdépendantes et s’équilibrent l’une l’autre, toutes les fonctions tendent à se maintenir l’une l’autre dans l’état où elles sont.

C’est pourquoi un homme qui commence à s’étudier lui-même, s’il découvre en lui quelque chose qu’il n’aime pas, doit comprendre qu’il ne sera pas capable de la changer. 

Étudier est une chose, changer en est une autre. 

Mais l’étude est le premier pas vers la possibilité de changer dans l’avenir. 

Et, dès le début de l’étude de soi, on doit bien se convaincre que pendant longtemps tout le travail consistera seulement à s’étudier.
 

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Publié le par lovol spirit

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Et si vous aviez tout faux vous concernant ?

 

  • Vous sentez-vous libre penseur et suffisamment cultivé pour croire en la justesse de vos raisonnements ?
  • Appliquez-vous les préceptes Bouddhiques ou suivez-vous tout simplement la générosité de votre cœur ?
  • Pratiquez-vous la méditation ou toute pratique qui favorise votre santé et votre épanouissement intérieur ?

Si c'est le cas, pensez-vous qu'il soit tout de même possible que se cache en vous un vrai tyran et un régime de terreur ?

Par honnêteté intellectuelle ou par simple curiosité, vous pouvez vérifier dans quelle mesure ces quelques aspects incontournables de toute dictature vous concernent.

 

Avez-vous le culte de vous-même ?

 

Difficile de répondre non quand vous considérez la meilleure part de vous-même comme d'essence spirituelle pour ne pas dire divine : ça ressemble étrangement au culte du Roi-Soleil.

Et que dire du soin que vous apportez à votre image, à ce que vous donnez à voir aux autres.

N'y a-t-il pas une préoccupation systématique pour qu'on ne se fasse pas d'idées fausses sur vous ? Face à une critique injuste dirigée contre vous, qui voudrait rester silencieux ?

Qui ne se considère pas comme le chef et le décideur de sa vie ?

Et sinon, qui n'aspire pas à l'être ?

C'est bien le culte du MOI qui gouverne la plupart du temps :

c'est Ma vie, Mon chemin, Ma façon de voir, c'est Mon choix etc...

 

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Avez-vous une mémoire révisionniste ?

 

En dictature, le révisionnisme et le contrôle de l'information sont la règle : tout ce qui pourrait heurter le pouvoir en place est supprimé ou modifié.

 

Votre perception, comme votre mémoire, fonctionne-t-elle différemment ?

Pas vraiment, la mémoire est très sélective et ne retient que ce qui vous arrange.

Dans la mémoire tout se mélange un peu, tout se simplifie, tout est interprété, souvent pour la bonne cause afin de combler les oublis et les approximations d'une perception partisane.

Et puis si vous vous accommodez souvent de petits mensonges par omission, il existe un système de censure bien plus redoutable et qui s'appelle le déni !

Grâce à lui, vous pouvez passer au détecteur de mensonge en toute impunité : plus de traces suffisamment conscientes pour vous faire douter de l'honnêteté de vos souvenirs.

Alors révisionniste ou pas, votre mémoire ?

 

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Avez-vous une opinion digne d'un parti unique ?

 

En dictature, nous avons toujours une version officielle qui est défendue coûte que coûte. Elle doit entretenir une idéologie qui favorise et conforte le pouvoir du chef suprême. Le moyen est la propagande...

 

Votre expérience, votre éducation, vos connaissances et même votre savoir faire, tout cela vous donne un jugement sûr, n'est-ce pas ?

Et c'est en vertu de tant d'années de réflexion que vous avancez sereinement vos principes et réflexions qui vous semblent si justes et si raisonnables en l'état des connaissances générales qu'on ne saurait taxer vos « certitudes » de « croyances » sans vous vexer profondément.

Or, n'est-ce point cette difficulté à envisager un autre point de vue que le votre qui est le fondement même d'une pensée rigide et unique ?

Lorsque vous parlez, c'est pour faire entendre la justesse de votre point de vue. Ne lutteriez-vous pas jusqu'au bout pour faire entendre raison à ceux qui semblent dans l'erreur de croire aveuglément à une superstition par exemple ?

Forcément, l'ignorance et la bêtise semblent inacceptables...

Mais de votre point de vue seulement, toujours de ce point de vue personnel qui semble si difficile à remettre en question qu'il soit partagé par une majorité écrasante ou qu'il soit votre exclusivité.

Votre pensée, aussi brillante soit-elle, se préserve par réflexe défensif de la remise en question, comme l'idéologie d'un parti unique.

Votre propagande c'est l'auto-suggestion qui vous accompagne à chaque fois que vous avez besoin de vous remettre sur les rails de votre programme, de vos exigences, de vos attentes.

Question slogan, il existe une formule passe partout très efficace :

« oui, je sais ! »

Il n'est d'ailleurs jamais question d'être pris en défaut, sinon gare à la colère du MOI si injustement remis en cause dans sa toute puissance.

Alors, comment comptez-vous sortir de votre sentiment d'avoir raison face à ce que vous ne comprenez pas ?

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Êtes-vous votre propre ennemi ?

 

En dictature, il y a de la répression, voire un climat de terreur car c'est ainsi qu'on maintient un pouvoir totalitaire voué à un chef qu'on est paradoxalement sensé adorer.

Vous êtes votre propre chef à adorer.

Sauf que ce chef n'est pas vraiment vous-même, c'est vous en version idéalisée, c'est votre MOI idéal, celui que vous aimeriez être, celui qu'il faudrait être.

Combien de culpabilité et de peurs sont liées à cette quête pour correspondre et obéir au dictât de votre MOI idéal ?

A quel point cédez-vous à ce sentiment d'insécurité ou de malaise quand vous ne faites « pas bien », quand vous pensez ou ressentez de façon injuste, incorrecte ou mauvaise, quand vous vous laissez aller et que vous ne faites pas ce qu'il aurait fallu faire, ce que vous vous étiez promis de faire...

et ce malgré vos auto-suggestions, cette forme de propagande intérieure qui sert à vous convaincre que vous allez y arriver, que le bonheur est là, pas loin, qu'il faut juste du courage, il n'y a qu'à faire, il faut qu'on..., etc.

Comment comptez-vous connaître l'amour et la paix ainsi ?

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Existe-t-il un contre-pouvoir en vous ?

 

Il y a bien cette petite voix qui se rebelle en vous mais qui, comme dans toute dictature, est pointée du doigts comme le mal incarné, la cause de tous les conflits.

 

Combien de personnes se sentent mal d'être ce qu'elles sont ?

Combien de personnes se critiquent injustement, se dévalorisent, se condamnent au regard d'un Moi idéal qu'elles n'ont même pas décidés d'avoir ?

 

La société et l'éducation vous amènent à renforcer et à légitimer un fonctionnement psychologique basé sur la peur du manque, la compétition, le sentiment que vous êtes unique, particulier, indépendant ! Que la vie est une jungle, que c'est une loi naturelle incontournable, etc.

 

Mais ne fuyez pas tout de suite en vous tournant vers des coupables extérieurs à vous-même.

Cette dictature, vous la portez dans votre propre fonctionnement :

  • culte du MOI (le chef) ;
  • perception partisane et révisionnisme d'une mémoire sélective, fantaisiste et donc naturellement mensongère ;
  • propagande par auto-suggestion pour renforcer ses idéaux et résister à la remise en question;
  • oppressions par la peur de trahir son image et la culpabilité de n'être pas à sa hauteur ;
  • diabolisation de ce qui semble illégitime et contraire au culte du moi et à son idéologie.

 

Alors, n'y a-t-il pas un peu de dictature en vous ? ^^

 

Et à part ça, vous comptez faire la révolution quand ? :D

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A quel niveau se situe votre savoir ?

Publié le par lovol spirit

A quel niveau se situe votre savoir ?

Il faut bien comprendre qu'il y a différents types savoirs.

Connaissez-vous ces différents types de savoir ?

Cet article va répondre également aux questions suivantes :

  • Quelles sont les deux types d'information qui vous permettent de dire « je sais » ?
  • Quel est le lien entre le « savoir-faire » et la connaissance de soi ?
  • Quel type de savoir nous amène à la compréhension la plus profonde ?

Il est important de distinguer différents types de savoir pour évaluer votre niveau de compréhension.

le premier type de savoir est celui de l'information 
« je sais qu'en haute altitude on respire moins bien. »

Je peux savoir quelque chose et pourtant ne jamais l'avoir expérimentée, n'être jamais allé au-delà de 3000 mètres d'altitude par exemple.

Pour connaître ce que « respirer moins bien » veut dire à haute altitude, il faut que je grimpe sur une montagne ou que je me retrouve dans des conditions similaires : il faut que ça passe par un vécu, une expérience.

De la même façon je sais ce que c'est que l'éveil, la spiritualité, les chakras, les énergies, les dimensions, etc. parce que je l'ai lu mais qu'est-ce que j'ai éprouvé intérieurement, qu'est-ce que j'ai perçu intimement?

Vous pouvez donc distinguer deux types d'informations : une information intellectuelle, théorique et une information perceptive, vécue, ressentie.

Dans les deux cas, c'est ce qui vous permet de dire : 
« je sais ».

Et est-ce que ça vous suffit pour se croire bien informé ?

Le deuxième type de savoir nous amène à une compréhension plus profonde, c'est celui du savoir-faire : 
« je sais comment cuisiner un poulet au curry ».

Je peux le savoir de façon purement théorique, parce que j'ai lu des livres de recettes et des témoignages et/ou parce que que j'en mange régulièrement. Je peux même donner des conseils aux personnes à partir de ce niveau de compréhension. 

Mais intimement, je suis encore au niveau de l'information : 
« je sais », certes, mais qu'est-ce que je comprends à la cuisine si je ne la pratique pas ?

Lire ou goûter une recette est une chose, savoir la faire en est une autre : mêmes ingrédients, même fiche technique et pourtant d'une personne à l'autre, le plat peut avoir des saveurs bien différentes : 
on appelle cela le « tour de main » ou le « savoir-faire ».

Quand vous réussissez une recette et qu'elle est savoureuse, là, vous pouvez dire : 
« je sais faire ».

Vous voyez que seules la pratique et l’expérimentation peuvent vous permettre d'approfondir votre connaissance de la cuisine par exemple. Et cela est valable pour tous les domaines.

Pour vivre ce que vous avez lu et appris au sujet du bonheur, de l’Être, de la réalisation de soi, de l'éveil, etc. vous avez besoin de développer un savoir-faire.

Il y a ce que vous vivez de façon accidentelle et il y a ce que vous vivez parce que vous savez comment faire pour le vivre.

Cela implique de connaître une pratique, un mode opératoire ou une recette que vous avez osé essayer, que vous avez expérimentée à plusieurs reprises, et que vous avez finalement appris à maîtriser.

Au-delà d'un savoir-faire, ce que vous cherchez c'est le résultat d'une saveur particulière n'est-ce pas ?

Cette saveur vous pouvez lui donner bien des noms : illumination, bonheur, extase, connaissance, éveil, vérité, sagesse, etc.

Ce résultat constitue un troisième type de savoir, c'est le savoir Être.

C'est le type de savoir qui vous amène à la compréhension la plus profonde, la plus authentique, celle qui vous révèle la Connaissance à proprement parlé ou gnosis (gnose).

Comprenez bien que cette compréhension vous ne pourrez l'atteindre par aucune information reçue de façon passive comme la lecture ou les conférences, ni par aucune sensation ou expérience reçue de façon occasionnelle ou circonstancielle : c'est une compréhension qui se construit à base d'actions conscientes, volontaires et délibérées.


Comment développer une action consciente, volontaire et délibérée ou, dit autrement, comment acquérir un savoir-faire qui nous amène à une perception plus consciente de la vie et de soi ?

C'est le propos de tout véritable enseignement n'est-ce pas ?

Et c'est l'objectif de la voie de la connaissance de soi et de l'éveil qui peut se résumer ainsi:

Connaître et apprendre une façon de faire, de penser et de sentir qui puisse nous amener à la saveur ultime : Être.

Cela implique d'être informé sur les obstacles, de ne plus les percevoir de façon passive, en les subissant, mais de façon active, en les observant, en les étudiants et en apprenant à les transformer en avantages jusqu'à les éliminer de façon efficace et concrète.

(à suivre)

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Comment dépasser un état de paresse ?

Publié le par lovol spirit

Comment dépasser un état de paresse ?

Comment dépasser un état de paresse ?

La réponse à cette question concerne un peu tout le monde mais plus particulièrement les personnes dites « déprimées » et celles qui sont victimes de procrastination ou « maladie du lendemain » (remettre toujours à plus tard).

Le sujet est complexe mais vous allez voir qu'en réalité les explications qui vont suivre sont très simples et, surtout, orientées vers la pratique plutôt que la théorie.

Nous allons donc nous questionner sur les enjeux de ce que j'ai appelé « paresse »...

Ou, pour le dire autrement, essayer de comprendre comment dépasser ce sentiment d'être bloqué, de n'avoir pas envie de faire ce qu'il faudrait faire, ce qu'on devrait faire... etc.

Ce sentiment assez dépressif nous conduit la plupart du temps à penser qu'on est nul.

On imagine que ce manque de courage, de motivation, d'élan, de joie, etc. nous caractérise en profondeur, que cela résume notre valeur et l'ensemble de notre personnalité alors que ce n'est qu'une facette parmi tant d'autres.

Certes, c'est une facette qui peut être très présente, voire envahissante, mais il est injuste et inexacte de se réduire à cela : nous ne sommes pas que cela.

Mais alors, comment une petite facette peut-elle devenir si envahissante ?

- Simplement parce qu'elle est stimulée très très souvent, trop souvent !

Et qu'est-ce qui la stimule et la pousse à de manifester si souvent ?

- Une émotion particulière, spécifique.

Voyons cela plus en détail.

Cette émotion particulière se caractérise par ce qu'on appelle « un état d'esprit » ou « une humeur ».

Aussi forte et enracinée que soit une habitude, c'est notre état d'esprit qui l'actionne.

Aussi forte et enracinée que soit une habitude, comme celle de repousser à plus tard les choses « importantes » pour se consacrer à des choses « faciles » mais sans grand intérêt, c'est forcément l'action d'un élément déclencheur.

Cet élément déclencheur est comme un événement extérieur mais il peut aussi n'être que le résultat d'une association d'idées liée à une sensation physique, un souvenir ou une émotion.

Il n'est pas facile de retrouver cet élément déclencheur qui a créé en nous un état d'esprit particulier.

Mais si vous comprenez qu'une habitude, comme ce qui vous rend paresseux ou indolent, inactif, etc. est déterminé par un élément déclencheur précis qui vous aura mis dans l'état d'esprit qui lui est associé, vous avez acquis une clé de première importance dans votre démarche de connaissance de soi et d'éveil.

Cette clé est valable pour toutes vos habitudes et tous vos états intérieurs :

toute pensée, émotion ou geste se réalise dans et grâce à un état d'esprit qui possède au moins un élément déclencheur précis et tout à fait identifiable.

Tout le monde le sait et on l'a peut-être constaté soi-même à plusieurs occasions:

quand on comprend réellement pourquoi on se comporte de telle ou telle manière, on ne peut plus agir tout à fait de la même façon par la suite.

C'est ce que la pratique suivante va vous aider à faire : comprendre ce qui se passe et dans une certaine mesure répondre au « pourquoi » de la fameuse « paresse » ou « déprime passagère ».

Passons maintenant à la pratique !

Ce que je vous propose c'est de vérifier par vous-même un fait très courant et classique.

Il s'agit de vérifier quelque chose que vous pouvez constater quand vous vous sentez déprimé, sans motivation particulière, lassé par la vie et la routine, en manque d'inspiration et fatigué de toujours devoir faire certaines choses :

il existe une envie mise de côté, un désir déçu ou non assumé quelque part !

 

Cherchez bien cette envie mise de côté à un moment précis, cherchez cette attente non réalisée (et peut-être non réalisable) qu'une circonstance vous a rappelée mais que vous avez tout de suite rejeté.

 

- C'est tout ?

- Oui, c'est ça la pratique...

- Plus facile à dire qu'à faire !

 

... quelques considérations supplémentaires pour mieux comprendre.

Il ne s'agit pas de chercher à se trouver un objet de distraction supplémentaire ou perdu, comme lorsqu'on suggère à un ami dans le « bad », pas bien, déprimé, etc. de sortir, d'aller au ciné, de se faire plaisir, etc. Vous voyez que ça ne marche pas bien, voire cela l'énerve et l'agace encore plus.

En quoi chercher à divertir quelqu'un de déprimé n'est pas suffisant ?

Parce que son problème n'est pas identifié, sa frustration n'est pas nommée et lui-même n'a pas envie de chercher plus loin : il a enfoui son désir derrière des raisons et des justifications sans fin.

Ça, c'est la grosse déprime !

Son désir est sans doute à la base inaccessible, irréalisable, alors il a choisit de l'oublier.

Quoi de plus légitime diraient certains...

Pourquoi on renie ses envies d'ailleurs ?

C'est souvent par idéalisation : « on ne doit pas, il ne faut pas, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, ce n'est pas « bien », ce n'est pas normal, ce n'est pas le moment, etc. »

On rejette ainsi une part de nous-même et son message, son énergie.

C'est tout à fait contraire à une démarche de connaissance de soi et d'éveil, n'est-ce pas ? Et pourtant c'est ce que l'on fait de façon machinale au quotidien...

Ce n'est pas parce qu'une envie, un désir ou tout élan émotionnel et sexuel n'est pas « réalisable », quel qu’en soit les raisons d'ailleurs, qu'il faut le rejeter, le bannir, en avoir honte ou s'en lamenter.

Au contraire, le travail et l'effort d'attention mise en jeu (qu'on ne nous a jamais appris à faire) est de prendre en compte ce qui nous anime :

accueillir tout élan intérieur (même le plus anodin) comme une information digne d'intérêt.

Même si cet élan ou impulsion intérieure vous choque, cela reste une information capitale parce qu'elle vous concerne au plus près de ce que vous êtes. (Et sa charge énergétique reste bien vivante, même enfouie au fin fond de votre psychisme...)

 

Pour conclure et ne pas partir vers d'autres aspects qui seront développés plus tard, je vais souligner une information qui me semble centrale :

Il est nécessaire d'apprendre à accepter tout ce qui vient de notre monde intérieur.

Je souligne cet aspect qui semble si facile à dire alors qu'il n'a rien d'évident dans la pratique.

On peut mieux le comprendre si on considère notre éducation « moderne » : l'éducation ne nous incite pas à développer le sens de l'observation de soi. Au contraire elle nous apprend à juger et à classer tout ce que l'on ressent dans des cases selon des codes sociaux et une morale.

Cela nous habitue à tout sauf à accepter les choses nouvelles, étranges, surprenantes ou simplement décalées comme peuvent l'être nos manifestations intérieures.

 

Résumons...

Pour dépasser un état de « paresse », vous devez voir ce qui l'a déclenché.

Pour notre psychologie actuelle, c'est là l'origine de toutes nos habitudes et comportements : nous fonctionnons en réaction à un « événement » où se mêle association d'idées et perceptions sensorielles.

Concernant « la paresse », il est habituel de retrouver derrière l'élément déclencheur une frustration ou une déception en lien avec une envie, une attente ou un désir bien défini.

 

Saurez-vous retrouver ce désir caché ?

Cela demande une certaine aptitude à s'observer soi-même.

Cette aptitude est très embryonnaire mais plus on l'utilise et plus elle se développe.

 

(À suivre)

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Êtes-vous plutôt du genre sympathique... ou parasympathique ?

Publié le par lovol spirit

Êtes-vous plutôt du genre sympathique... ou parasympathique ?

Pensez-vous que la sérénité et l'amour peuvent se contredire ?

Qu'est-ce qui favorise la connaissance de soi ?

Le calme et la tranquillité ou alors par les luttes et la combativité ?

Vous pouvez penser que ce ne sont que des questions philosophiques mais vous savez que la nature recèle des trésors de sagesse, n'est-ce pas ? Or vous allez voir dans cet article comment la nature répond à ce genre de question.

Ces réponses peuvent vous aider à comprendre bien des blocages ou éviter parfois de mauvaises interprétations des paroles de la sagesse antique ou d’enseignements spirituels.

Il arrive d'ailleurs qu'à force de lire et de chercher à approfondir votre « savoir », vous finissiez par vous perdre dans des détails, attachant beaucoup trop d'importance aux mots et aux concepts, jusqu'à perdre le sens de votre démarche.

Vous allez voir que le fonctionnement de votre système nerveux renferme une sagesse qui peut vous apporter des informations à la fois simples et capitales.

Et si l'on se donne la peine d'y réfléchir un peu, ces informations peuvent constituer un guide pratique d'où vous pourrez tirer des façons de penser et d'agir, certes, plus efficaces mais surtout plus harmonieuses et plus respectueuses de vous-même et des autres.

De la survie à l'art de vivre

Votre cerveau vous permet de fonctionner selon deux logiques radicalement opposées mais avec le même objectif : Votre survie !

Ces deux logiques trouvent leur fondement dans le fonctionnement de 2 systèmes nerveux opposées mais complémentaires:

Vous avez un système nerveux appelé « sympathique » qui, comme son nom l'indique, est lié étymologiquement à la possibilité « d'une affinité entre des éléments différents ». Cette affinité entre des éléments différents fait penser au rapprochements des êtres, à la possibilité d'entente et de coopération de chacun et à l'attirance mutuelle : c'est le système de l'amour en quelque sorte.

L'autre système nerveux est appelé « parasympathique ».

Le préfixe « para » indique dans sa signification grecque l'idée d'être « contraire à » (comme dans le mot paranormal qui signifie contraire ou en marge de la normalité). Dans la signification issue de l'italien « para » veut plutôt dire « se protéger de » ou « se garantir contre » (comme dans les mots tels que parasol, parapluie, paratonnerre, etc.).

Est-ce que cela veut dire que la nature a prévu un système « contraire » ou « contre » la sympathie/l'amour ?

Pourquoi la nature a prévu un système contre l'amour?

Le système nerveux parasympathique répond à une logique à long terme et dont le mot d'ordre serait : «qui veut voyager loin ménage sa monture» ou, dit autrement, «qui va doucement, va sainement et va loin».

Son rôle est de maintenir l'équilibre dans le fonctionnement général de l'organisme en surveillant notamment ce qu'on appelle les constantes vitales : pression artérielle, rythme cardiaque, fréquence et volume pulmonaire, température du corps, et aussi l'équilibre dans les dosages sanguins (taux de sucre par exemple), etc.

C'est donc un système qui a un rôle de régulation et de mise au repos des organes pour la récupération et la gestion des réserves énergétiques de l’organisme mais pas seulement. Ce système favorise notamment la digestion, la croissance et la réponse immunitaire.

  Ce système semble porté par un esprit zen, voué au calme et à la tranquillité, à l'assimilation en profondeur, à l'évolution et à la préservation de ses acquis.

Tout semble parfaitement géré ainsi n'est-ce pas ? Et pourtant...

Pourquoi l'amour est-il associé à la lutte et à la combativité?

Le système nerveux sympathique mobilise activement l'organisme dans une logique à court terme, pour une urgence.

Le mot d'ordre est celui d'un état d'alerte face à une situation exceptionnelle: «vite, fuyons !» ou «à l'attaque !» par exemple mais il peut aussi se décliner comme une philosophie de vie: «qui ne tente rien n'a rien !», «à vivre sans péril, on triomphe sans gloire !», etc.

Plus concrètement, son rôle est de vous préparer à l'action grâce à une hormone bien connu : l'adrénaline !

Cette hormone bouleverse tout l'équilibre de nos constantes vitales : le rythme cardiaque s'accélère, la pression sanguine augmente, etc. C'est à la fois grisant et excitant mais aussi extrêmement coûteux en énergie et susceptible d'user, voire d’abîmer l'organisme à forte dose ou de dérégler son fonctionnement « normal ».

Vous avez ainsi un système « sympathique » qui est prévu pour faire face à l'incertitude du monde extérieur et où va s'exprimer la combativité et la lutte. Et plus particulièrement, il joue un rôle central dans le désir sexuel et la recherche d'un partenaire amoureux.

L'impulsion la plus forte qui vous pousse à agir est souvent résumée dans ce sentiment qui surpasse tous les autres : l'amour. Mais son fondement le plus viscéral reste le désir sexuel.

Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vous contenter d'une seule logique:

  • la logique à long terme se réfère à une norme. Ce système «parasympathique» protège contre les excès du stress et de l'excitation et favorise l'apprentissage (assimilation//digestion).
  • La logique à court terme met l'accent sur les occasions à saisir, sur le renouvellement des idées et la nouveauté, sur la création et la réaction, dont le moteur le plus puissant est le désir sexuel.

Ces exemples montrent que la nature ne cherche pas à fonctionner avec une seule logique ou une seule force. La nature s'appuient plutôt sur le jeu de mécaniques contraires et complémentaires.

Et vous, comment faites-vous ?

Combien de logiques animent vos choix ?

Comment essayez-vous de vous connaître par exemple ? Dans le confort du maintien et du renforcement de vos acquis par exemple ? Ou avez-vous un fonctionnement plutôt « sympathique », animé par une pression intérieure qui vous ouvre aux remises en question et à la nouveauté?

(à suivre)

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Dans une citation, qu'est-ce qui est le plus important? L'auteur, l'idée ou autre chose?

Publié le par lovol spirit

Dans une citation, qu'est-ce qui est le plus important? L'auteur, l'idée ou autre chose?

Quand on lit une citation qui nous touche, ce qui pique ensuite notre curiosité c'est souvent d'en connaître l'auteur.

Nous semblons parfois attacher beaucoup plus d'importance à la personnification des idées qu'aux idées elles-mêmes. D'ailleurs, l'utilisation du nom d'une personnalité reconnue à la suite d'une phrase plus ou moins banale permet qu'on s'y intéresse d'avantage.

Et cela est un indice intéressant de la manière dont on envisage la connaissance de soi, soi étant sans doute la personne que l'on « aime » le plus mal au monde et sur laquelle on se fait un tas d'idées fausses.

Les raisons pour lesquelles on souhaite connaître un auteur n'est-il pas une façon de se détourner de l'essentiel ?

D'ailleurs quelle est l'essentiel dans une citation ?

Vous allez penser à la citation elle-même ou à l'idée qu'elle contient, non ?

Et si ce n'était pas ça ?

N'est-ce pas parce que vous attribuez aux idées un tel intérêt que d'un seul coup vous voulez en connaître l'auteur ?

Vous voulez en savoir plus, n'est-ce pas ? Vous voulez d'une certaine façon continuer à ressentir et approfondir ce que la citation a provoqué en vous.

Mais qu'est-ce que cela a provoqué en vous exactement ?

C'est ce genre de question qui vous ramène sur la voie de la connaissance de soi et de l'éveil.

Chercher dans les circonstances extérieures notre raison d'être, ne nous fait que papillonner de sensations en sensations, de réactions en réactions, de savoirs théoriques en savoirs théoriques.

A un moment donné, il faudra bien s'intéresser un peu à ce qui s'anime en soi, à qui suis-je, à qui est ce « je », à comment est ce « moi », à comment il réagit au niveau des pensées, des émotions et des mouvements du corps.

Qu'on lise une citation qui nous plaît ou nous déplaît, l'important est d'arriver à percevoir "comment ça réagit en nous".

L'important c'est même de commencer par comprendre comment arriver à rendre cette proposition « d'observation de soi » concrète.

Le savoir c'est facile, se le rappeler c'est bien, le pratiquer c'est tout l'intérêt.

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