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Comment dépasser un état de paresse ?

Publié le par lovol spirit

Comment dépasser un état de paresse ?

Comment dépasser un état de paresse ?

La réponse à cette question concerne un peu tout le monde mais plus particulièrement les personnes dites « déprimées » et celles qui sont victimes de procrastination ou « maladie du lendemain » (remettre toujours à plus tard).

Le sujet est complexe mais vous allez voir qu'en réalité les explications qui vont suivre sont très simples et, surtout, orientées vers la pratique plutôt que la théorie.

Nous allons donc nous questionner sur les enjeux de ce que j'ai appelé « paresse »...

Ou, pour le dire autrement, essayer de comprendre comment dépasser ce sentiment d'être bloqué, de n'avoir pas envie de faire ce qu'il faudrait faire, ce qu'on devrait faire... etc.

Ce sentiment assez dépressif nous conduit la plupart du temps à penser qu'on est nul.

On imagine que ce manque de courage, de motivation, d'élan, de joie, etc. nous caractérise en profondeur, que cela résume notre valeur et l'ensemble de notre personnalité alors que ce n'est qu'une facette parmi tant d'autres.

Certes, c'est une facette qui peut être très présente, voire envahissante, mais il est injuste et inexacte de se réduire à cela : nous ne sommes pas que cela.

Mais alors, comment une petite facette peut-elle devenir si envahissante ?

- Simplement parce qu'elle est stimulée très très souvent, trop souvent !

Et qu'est-ce qui la stimule et la pousse à de manifester si souvent ?

- Une émotion particulière, spécifique.

Voyons cela plus en détail.

Cette émotion particulière se caractérise par ce qu'on appelle « un état d'esprit » ou « une humeur ».

Aussi forte et enracinée que soit une habitude, c'est notre état d'esprit qui l'actionne.

Aussi forte et enracinée que soit une habitude, comme celle de repousser à plus tard les choses « importantes » pour se consacrer à des choses « faciles » mais sans grand intérêt, c'est forcément l'action d'un élément déclencheur.

Cet élément déclencheur est comme un événement extérieur mais il peut aussi n'être que le résultat d'une association d'idées liée à une sensation physique, un souvenir ou une émotion.

Il n'est pas facile de retrouver cet élément déclencheur qui a créé en nous un état d'esprit particulier.

Mais si vous comprenez qu'une habitude, comme ce qui vous rend paresseux ou indolent, inactif, etc. est déterminé par un élément déclencheur précis qui vous aura mis dans l'état d'esprit qui lui est associé, vous avez acquis une clé de première importance dans votre démarche de connaissance de soi et d'éveil.

Cette clé est valable pour toutes vos habitudes et tous vos états intérieurs :

toute pensée, émotion ou geste se réalise dans et grâce à un état d'esprit qui possède au moins un élément déclencheur précis et tout à fait identifiable.

Tout le monde le sait et on l'a peut-être constaté soi-même à plusieurs occasions:

quand on comprend réellement pourquoi on se comporte de telle ou telle manière, on ne peut plus agir tout à fait de la même façon par la suite.

C'est ce que la pratique suivante va vous aider à faire : comprendre ce qui se passe et dans une certaine mesure répondre au « pourquoi » de la fameuse « paresse » ou « déprime passagère ».

Passons maintenant à la pratique !

Ce que je vous propose c'est de vérifier par vous-même un fait très courant et classique.

Il s'agit de vérifier quelque chose que vous pouvez constater quand vous vous sentez déprimé, sans motivation particulière, lassé par la vie et la routine, en manque d'inspiration et fatigué de toujours devoir faire certaines choses :

il existe une envie mise de côté, un désir déçu ou non assumé quelque part !

 

Cherchez bien cette envie mise de côté à un moment précis, cherchez cette attente non réalisée (et peut-être non réalisable) qu'une circonstance vous a rappelée mais que vous avez tout de suite rejeté.

 

- C'est tout ?

- Oui, c'est ça la pratique...

- Plus facile à dire qu'à faire !

 

... quelques considérations supplémentaires pour mieux comprendre.

Il ne s'agit pas de chercher à se trouver un objet de distraction supplémentaire ou perdu, comme lorsqu'on suggère à un ami dans le « bad », pas bien, déprimé, etc. de sortir, d'aller au ciné, de se faire plaisir, etc. Vous voyez que ça ne marche pas bien, voire cela l'énerve et l'agace encore plus.

En quoi chercher à divertir quelqu'un de déprimé n'est pas suffisant ?

Parce que son problème n'est pas identifié, sa frustration n'est pas nommée et lui-même n'a pas envie de chercher plus loin : il a enfoui son désir derrière des raisons et des justifications sans fin.

Ça, c'est la grosse déprime !

Son désir est sans doute à la base inaccessible, irréalisable, alors il a choisit de l'oublier.

Quoi de plus légitime diraient certains...

Pourquoi on renie ses envies d'ailleurs ?

C'est souvent par idéalisation : « on ne doit pas, il ne faut pas, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, ce n'est pas « bien », ce n'est pas normal, ce n'est pas le moment, etc. »

On rejette ainsi une part de nous-même et son message, son énergie.

C'est tout à fait contraire à une démarche de connaissance de soi et d'éveil, n'est-ce pas ? Et pourtant c'est ce que l'on fait de façon machinale au quotidien...

Ce n'est pas parce qu'une envie, un désir ou tout élan émotionnel et sexuel n'est pas « réalisable », quel qu’en soit les raisons d'ailleurs, qu'il faut le rejeter, le bannir, en avoir honte ou s'en lamenter.

Au contraire, le travail et l'effort d'attention mise en jeu (qu'on ne nous a jamais appris à faire) est de prendre en compte ce qui nous anime :

accueillir tout élan intérieur (même le plus anodin) comme une information digne d'intérêt.

Même si cet élan ou impulsion intérieure vous choque, cela reste une information capitale parce qu'elle vous concerne au plus près de ce que vous êtes. (Et sa charge énergétique reste bien vivante, même enfouie au fin fond de votre psychisme...)

 

Pour conclure et ne pas partir vers d'autres aspects qui seront développés plus tard, je vais souligner une information qui me semble centrale :

Il est nécessaire d'apprendre à accepter tout ce qui vient de notre monde intérieur.

Je souligne cet aspect qui semble si facile à dire alors qu'il n'a rien d'évident dans la pratique.

On peut mieux le comprendre si on considère notre éducation « moderne » : l'éducation ne nous incite pas à développer le sens de l'observation de soi. Au contraire elle nous apprend à juger et à classer tout ce que l'on ressent dans des cases selon des codes sociaux et une morale.

Cela nous habitue à tout sauf à accepter les choses nouvelles, étranges, surprenantes ou simplement décalées comme peuvent l'être nos manifestations intérieures.

 

Résumons...

Pour dépasser un état de « paresse », vous devez voir ce qui l'a déclenché.

Pour notre psychologie actuelle, c'est là l'origine de toutes nos habitudes et comportements : nous fonctionnons en réaction à un « événement » où se mêle association d'idées et perceptions sensorielles.

Concernant « la paresse », il est habituel de retrouver derrière l'élément déclencheur une frustration ou une déception en lien avec une envie, une attente ou un désir bien défini.

 

Saurez-vous retrouver ce désir caché ?

Cela demande une certaine aptitude à s'observer soi-même.

Cette aptitude est très embryonnaire mais plus on l'utilise et plus elle se développe.

 

(À suivre)

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