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Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Publié le par lovol spirit

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Et si vous aviez tout faux vous concernant ?

 

  • Vous sentez-vous libre penseur et suffisamment cultivé pour croire en la justesse de vos raisonnements ?
  • Appliquez-vous les préceptes Bouddhiques ou suivez-vous tout simplement la générosité de votre cœur ?
  • Pratiquez-vous la méditation ou toute pratique qui favorise votre santé et votre épanouissement intérieur ?

Si c'est le cas, pensez-vous qu'il soit tout de même possible que se cache en vous un vrai tyran et un régime de terreur ?

Par honnêteté intellectuelle ou par simple curiosité, vous pouvez vérifier dans quelle mesure ces quelques aspects incontournables de toute dictature vous concernent.

 

Avez-vous le culte de vous-même ?

 

Difficile de répondre non quand vous considérez la meilleure part de vous-même comme d'essence spirituelle pour ne pas dire divine : ça ressemble étrangement au culte du Roi-Soleil.

Et que dire du soin que vous apportez à votre image, à ce que vous donnez à voir aux autres.

N'y a-t-il pas une préoccupation systématique pour qu'on ne se fasse pas d'idées fausses sur vous ? Face à une critique injuste dirigée contre vous, qui voudrait rester silencieux ?

Qui ne se considère pas comme le chef et le décideur de sa vie ?

Et sinon, qui n'aspire pas à l'être ?

C'est bien le culte du MOI qui gouverne la plupart du temps :

c'est Ma vie, Mon chemin, Ma façon de voir, c'est Mon choix etc...

 

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Avez-vous une mémoire révisionniste ?

 

En dictature, le révisionnisme et le contrôle de l'information sont la règle : tout ce qui pourrait heurter le pouvoir en place est supprimé ou modifié.

 

Votre perception, comme votre mémoire, fonctionne-t-elle différemment ?

Pas vraiment, la mémoire est très sélective et ne retient que ce qui vous arrange.

Dans la mémoire tout se mélange un peu, tout se simplifie, tout est interprété, souvent pour la bonne cause afin de combler les oublis et les approximations d'une perception partisane.

Et puis si vous vous accommodez souvent de petits mensonges par omission, il existe un système de censure bien plus redoutable et qui s'appelle le déni !

Grâce à lui, vous pouvez passer au détecteur de mensonge en toute impunité : plus de traces suffisamment conscientes pour vous faire douter de l'honnêteté de vos souvenirs.

Alors révisionniste ou pas, votre mémoire ?

 

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Avez-vous une opinion digne d'un parti unique ?

 

En dictature, nous avons toujours une version officielle qui est défendue coûte que coûte. Elle doit entretenir une idéologie qui favorise et conforte le pouvoir du chef suprême. Le moyen est la propagande...

 

Votre expérience, votre éducation, vos connaissances et même votre savoir faire, tout cela vous donne un jugement sûr, n'est-ce pas ?

Et c'est en vertu de tant d'années de réflexion que vous avancez sereinement vos principes et réflexions qui vous semblent si justes et si raisonnables en l'état des connaissances générales qu'on ne saurait taxer vos « certitudes » de « croyances » sans vous vexer profondément.

Or, n'est-ce point cette difficulté à envisager un autre point de vue que le votre qui est le fondement même d'une pensée rigide et unique ?

Lorsque vous parlez, c'est pour faire entendre la justesse de votre point de vue. Ne lutteriez-vous pas jusqu'au bout pour faire entendre raison à ceux qui semblent dans l'erreur de croire aveuglément à une superstition par exemple ?

Forcément, l'ignorance et la bêtise semblent inacceptables...

Mais de votre point de vue seulement, toujours de ce point de vue personnel qui semble si difficile à remettre en question qu'il soit partagé par une majorité écrasante ou qu'il soit votre exclusivité.

Votre pensée, aussi brillante soit-elle, se préserve par réflexe défensif de la remise en question, comme l'idéologie d'un parti unique.

Votre propagande c'est l'auto-suggestion qui vous accompagne à chaque fois que vous avez besoin de vous remettre sur les rails de votre programme, de vos exigences, de vos attentes.

Question slogan, il existe une formule passe partout très efficace :

« oui, je sais ! »

Il n'est d'ailleurs jamais question d'être pris en défaut, sinon gare à la colère du MOI si injustement remis en cause dans sa toute puissance.

Alors, comment comptez-vous sortir de votre sentiment d'avoir raison face à ce que vous ne comprenez pas ?

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Êtes-vous votre propre ennemi ?

 

En dictature, il y a de la répression, voire un climat de terreur car c'est ainsi qu'on maintient un pouvoir totalitaire voué à un chef qu'on est paradoxalement sensé adorer.

Vous êtes votre propre chef à adorer.

Sauf que ce chef n'est pas vraiment vous-même, c'est vous en version idéalisée, c'est votre MOI idéal, celui que vous aimeriez être, celui qu'il faudrait être.

Combien de culpabilité et de peurs sont liées à cette quête pour correspondre et obéir au dictât de votre MOI idéal ?

A quel point cédez-vous à ce sentiment d'insécurité ou de malaise quand vous ne faites « pas bien », quand vous pensez ou ressentez de façon injuste, incorrecte ou mauvaise, quand vous vous laissez aller et que vous ne faites pas ce qu'il aurait fallu faire, ce que vous vous étiez promis de faire...

et ce malgré vos auto-suggestions, cette forme de propagande intérieure qui sert à vous convaincre que vous allez y arriver, que le bonheur est là, pas loin, qu'il faut juste du courage, il n'y a qu'à faire, il faut qu'on..., etc.

Comment comptez-vous connaître l'amour et la paix ainsi ?

Régime de fou! Et si intérieurement vous étiez en dictature ?

Existe-t-il un contre-pouvoir en vous ?

 

Il y a bien cette petite voix qui se rebelle en vous mais qui, comme dans toute dictature, est pointée du doigts comme le mal incarné, la cause de tous les conflits.

 

Combien de personnes se sentent mal d'être ce qu'elles sont ?

Combien de personnes se critiquent injustement, se dévalorisent, se condamnent au regard d'un Moi idéal qu'elles n'ont même pas décidés d'avoir ?

 

La société et l'éducation vous amènent à renforcer et à légitimer un fonctionnement psychologique basé sur la peur du manque, la compétition, le sentiment que vous êtes unique, particulier, indépendant ! Que la vie est une jungle, que c'est une loi naturelle incontournable, etc.

 

Mais ne fuyez pas tout de suite en vous tournant vers des coupables extérieurs à vous-même.

Cette dictature, vous la portez dans votre propre fonctionnement :

  • culte du MOI (le chef) ;
  • perception partisane et révisionnisme d'une mémoire sélective, fantaisiste et donc naturellement mensongère ;
  • propagande par auto-suggestion pour renforcer ses idéaux et résister à la remise en question;
  • oppressions par la peur de trahir son image et la culpabilité de n'être pas à sa hauteur ;
  • diabolisation de ce qui semble illégitime et contraire au culte du moi et à son idéologie.

 

Alors, n'y a-t-il pas un peu de dictature en vous ? ^^

 

Et à part ça, vous comptez faire la révolution quand ? :D

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Êtes-vous plutôt du genre sympathique... ou parasympathique ?

Publié le par lovol spirit

Êtes-vous plutôt du genre sympathique... ou parasympathique ?

Pensez-vous que la sérénité et l'amour peuvent se contredire ?

Qu'est-ce qui favorise la connaissance de soi ?

Le calme et la tranquillité ou alors par les luttes et la combativité ?

Vous pouvez penser que ce ne sont que des questions philosophiques mais vous savez que la nature recèle des trésors de sagesse, n'est-ce pas ? Or vous allez voir dans cet article comment la nature répond à ce genre de question.

Ces réponses peuvent vous aider à comprendre bien des blocages ou éviter parfois de mauvaises interprétations des paroles de la sagesse antique ou d’enseignements spirituels.

Il arrive d'ailleurs qu'à force de lire et de chercher à approfondir votre « savoir », vous finissiez par vous perdre dans des détails, attachant beaucoup trop d'importance aux mots et aux concepts, jusqu'à perdre le sens de votre démarche.

Vous allez voir que le fonctionnement de votre système nerveux renferme une sagesse qui peut vous apporter des informations à la fois simples et capitales.

Et si l'on se donne la peine d'y réfléchir un peu, ces informations peuvent constituer un guide pratique d'où vous pourrez tirer des façons de penser et d'agir, certes, plus efficaces mais surtout plus harmonieuses et plus respectueuses de vous-même et des autres.

De la survie à l'art de vivre

Votre cerveau vous permet de fonctionner selon deux logiques radicalement opposées mais avec le même objectif : Votre survie !

Ces deux logiques trouvent leur fondement dans le fonctionnement de 2 systèmes nerveux opposées mais complémentaires:

Vous avez un système nerveux appelé « sympathique » qui, comme son nom l'indique, est lié étymologiquement à la possibilité « d'une affinité entre des éléments différents ». Cette affinité entre des éléments différents fait penser au rapprochements des êtres, à la possibilité d'entente et de coopération de chacun et à l'attirance mutuelle : c'est le système de l'amour en quelque sorte.

L'autre système nerveux est appelé « parasympathique ».

Le préfixe « para » indique dans sa signification grecque l'idée d'être « contraire à » (comme dans le mot paranormal qui signifie contraire ou en marge de la normalité). Dans la signification issue de l'italien « para » veut plutôt dire « se protéger de » ou « se garantir contre » (comme dans les mots tels que parasol, parapluie, paratonnerre, etc.).

Est-ce que cela veut dire que la nature a prévu un système « contraire » ou « contre » la sympathie/l'amour ?

Pourquoi la nature a prévu un système contre l'amour?

Le système nerveux parasympathique répond à une logique à long terme et dont le mot d'ordre serait : «qui veut voyager loin ménage sa monture» ou, dit autrement, «qui va doucement, va sainement et va loin».

Son rôle est de maintenir l'équilibre dans le fonctionnement général de l'organisme en surveillant notamment ce qu'on appelle les constantes vitales : pression artérielle, rythme cardiaque, fréquence et volume pulmonaire, température du corps, et aussi l'équilibre dans les dosages sanguins (taux de sucre par exemple), etc.

C'est donc un système qui a un rôle de régulation et de mise au repos des organes pour la récupération et la gestion des réserves énergétiques de l’organisme mais pas seulement. Ce système favorise notamment la digestion, la croissance et la réponse immunitaire.

  Ce système semble porté par un esprit zen, voué au calme et à la tranquillité, à l'assimilation en profondeur, à l'évolution et à la préservation de ses acquis.

Tout semble parfaitement géré ainsi n'est-ce pas ? Et pourtant...

Pourquoi l'amour est-il associé à la lutte et à la combativité?

Le système nerveux sympathique mobilise activement l'organisme dans une logique à court terme, pour une urgence.

Le mot d'ordre est celui d'un état d'alerte face à une situation exceptionnelle: «vite, fuyons !» ou «à l'attaque !» par exemple mais il peut aussi se décliner comme une philosophie de vie: «qui ne tente rien n'a rien !», «à vivre sans péril, on triomphe sans gloire !», etc.

Plus concrètement, son rôle est de vous préparer à l'action grâce à une hormone bien connu : l'adrénaline !

Cette hormone bouleverse tout l'équilibre de nos constantes vitales : le rythme cardiaque s'accélère, la pression sanguine augmente, etc. C'est à la fois grisant et excitant mais aussi extrêmement coûteux en énergie et susceptible d'user, voire d’abîmer l'organisme à forte dose ou de dérégler son fonctionnement « normal ».

Vous avez ainsi un système « sympathique » qui est prévu pour faire face à l'incertitude du monde extérieur et où va s'exprimer la combativité et la lutte. Et plus particulièrement, il joue un rôle central dans le désir sexuel et la recherche d'un partenaire amoureux.

L'impulsion la plus forte qui vous pousse à agir est souvent résumée dans ce sentiment qui surpasse tous les autres : l'amour. Mais son fondement le plus viscéral reste le désir sexuel.

Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vous contenter d'une seule logique:

  • la logique à long terme se réfère à une norme. Ce système «parasympathique» protège contre les excès du stress et de l'excitation et favorise l'apprentissage (assimilation//digestion).
  • La logique à court terme met l'accent sur les occasions à saisir, sur le renouvellement des idées et la nouveauté, sur la création et la réaction, dont le moteur le plus puissant est le désir sexuel.

Ces exemples montrent que la nature ne cherche pas à fonctionner avec une seule logique ou une seule force. La nature s'appuient plutôt sur le jeu de mécaniques contraires et complémentaires.

Et vous, comment faites-vous ?

Combien de logiques animent vos choix ?

Comment essayez-vous de vous connaître par exemple ? Dans le confort du maintien et du renforcement de vos acquis par exemple ? Ou avez-vous un fonctionnement plutôt « sympathique », animé par une pression intérieure qui vous ouvre aux remises en question et à la nouveauté?

(à suivre)

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